J'aurai préféré pour toi, Juste inverser le cours des choses. J'aurai aimé, et toi ? une main tendue, une rose. J'aurai aimé de toi, la certitude d'un geste, Simplement quand sa n'va pas ne pas se fuir comme la peste. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même, Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, ce que l'on s'aime. J'aurai préféré, ma foi, néviter nos sombres démences et maintes, Maintes fois, oublier d'partir en vacances. En vacances de toi, et comme l'amitié nous rattrape, Nous rattrape à chaque fois, autant tenir quand ça dérappe... Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même, Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, Ce que l'on s'aime, ce que l'on s'aime. J'aurai voulu aimé, tu sais, tenir le cap, Sauver les murs, courrir sans m'arreter, Ne pas frissonner sous l'armure. Et j'aurai voulu, tu sais, la longue traversée tranquille. J'aurai même imaginé, ne jamais atteindre une rive. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même, Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, Ce que l'on s'aime, ce que l'on s'aime. J'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. J'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures. J'aurai voulu parfois, oui t'étrangler aux quatres vents. Te serrer dans mes bras, ah ça je l'ai voulu souvent. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même, Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, ce que l'on s'aime.